C’est en trouvant qu’on apprend à chercher.
Enfin… Je trouve.

3 Italiens, 1 Sétois :
Claudio Gurra : piano, guitare dobro, chant
Simone Gelmini: drums
Osman Meyridi : contrebasse
Jean-Marie Pons : guitare, chant
Des chansons en français, italien et anglais
Du style…
Un projet discographique réalisé à distance, entre Idro (Italie) et Sète (France) :
Album CD : L’inaccessibile proximité de l’alma.

Mixage et mastering : Claudio Gurra
Except Fly me to the moon (Pons).
All songs by Gurra & Pons except « Fly me to the moon » (Bart Howard) and « Je suis venu te dire » (Serge Gainsbourg).
En libre écoute et téléchargement sur http://ponsky.bandcamp.com
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L’aventure a commencé comme ça… / That happened just like that…
En novembre 2009, je sérendipais sur Myspace quand je suis tombé sur ces images de Claudio Gurra :
In november 2009, I was surfing on the website Myspace and my eyes have seen this picture of Claudio Gurra :

So, I wrote this post (nov 2009)
J’ai alors écrit cet article (nov 2009)
Début août 2010, Pluto, le chien de Claudio est mort. J’ai écrit un morceau : Looking For Pluto. Le projet est né comme ça. Sur les cendres de cette disparition.
At the beginning of august (2010), Pluto, Claudio’s dog died. I did a song on that disparition… The project borned like this… On that ground.
From october 2010 to april 2011, we exchanged wave files, funny mails… Thougts… Sharing rocking moods.
D’octobre 2010 à avril 2011, nous avons échangé des mels, des fichiers musicaux.. Des pensées… Echanges… Rock’n'roll & poésie !
En juin 2011, le festival Ledro In musica nous a programmé à Bezzecca. Une série de concerts en acoustique a suivi.
In June 2011, Idro in Musica planed a show in Bezzecca. Some unplugged shows followed.
Thanx to Claudio, Jean-Marie, Simone, Osman, Francesca, Esther, Anna, Morta, Tablo, Francesca, Giorgio, Cristiano, Giovanni, la miopismo family and Argentin people in Bezzecca, for their kindness.
Ce qui survient aux périphéries témoigne à sa manière, de ce qui se trame au coeur de tout système. Et si quelques grands principes donnent sens à nos vies, ce sont les à-côtés, les banalités, les petits riens inattendus des quotidiens qui en constituent peut-être l’essence ; la matière en tout cas.
Je suis sensible à l’apparente incongruité des corollaires, des coïncidences collatérales : la vie est le plus grand des drôles d’oiseaux-Dada !
Car l’air de rien, ce qui se passe à l’orée de la forêt est toujours ce qui fera sortir le loup du bois.
Vouloir saisir la bête de front n’a souvent pour effet qu’à lui faire changer de forme.
Parfois, le préliminaire est le ressort de la guerre ; et les granges de l’hiver nourrissent les fruits gorgés d’été.
C’est-y par de l’aphorisme sympa ça ? : – ) ) )
VCP – The edge of summer :
Sous la houlette de Nat ChamElean, un project tout en cool avec Sophie, Nat et J&m… Pour prendre un peu d’hiver frangé d’été.
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Just above the darkness of the edge of light

Photo : Sophie Le Lez
Aux abords de l’été
L’hiver rode
Encore
Je veux parler de ciel, de nuages et de nuits… D’air libre au soleil.
De cieux qui ne manquent pas de sel.
Je veux parler du travail de Sophie Esno-Lelez. Je suis touché par sa manière de regarder, de lever les yeux au ciel. Ciels riches en lumières. Des cieux simples, qui s’évaporent, sans peur ; ou qui condensent, dansent .. Sans condescendance.
Horizons de nuit qui débordent, saturent ou réverbèrent… Vents violents qui rembobinent des pellicules de nuages, cieux qui se capuchinent… Mettent les voiles.
J’aime surtout ces cieux facétieux, qui semblent s’éloigner quand on s’approche d’eux. Entre envol et éveil… Entre oeil, ombre à paupière… et dans un clignement d’yeux. A blink of an eye.
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Compter sur ces doigts griffus ce que la nuit retient de jour, encore… d’à la fois intime et sidérant.
Je me cache pour voler un rien de temps.
Rapt dans un laps d’espace : les ombres respirent à travers flash.

Photo : Sophie Esno-Lelez
Like a shadow which wakes up… Under a Christmas tree from outer space… Night widens its own texture, while the lands held her breath … In a sight. A sigh.
My fear is happier. Now. Lapsed.
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Banquise… Exquise… on the clouds…
Weather weavers lipstick traces on the other side of blues.

Photo : Sophie Esno-Lelez
Parfois l’air est lourd. Comme gourd.
Ne reste plus qu’à s’accrocher aux branches des nuages ! Tout en grisant la glace !
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Lumière… Légère.. Légère … Inextinguible guerre.
Le revers de l’ombre court dans le soleil

Photo : Sophie Esno-Lelez
Light can be so loud… Light delights in a violent gentle touch..
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Libre, monochrome .. ou presque, le ciel est bleu comme une opale.
Ouvert.
En s’évaporant, la nuit a laissé quelques intimes traces de sels.

Photo : Sophie Esno-Lelez
Rêve et réel ne se marient jamais sans trouble. Pas de fumée sans bleus.
Pas d’atome dans ce ciel suspendu : un ciel qui n’aurait donné qu’une aura de poussière, une musique monotone : je ressens le vide, le manque… Le vertige… Juste avant de choir. De choisir.
En même temps qu’une unité, profonde. Pleine. Autonome.
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Photo : Sophie Esno-Lelez
Monochromie en dégradé
Une chute sans fin. Une chute sans fond. Sans fondement… Inversée.
Je prends de l’altitude et la peur de tomber bien bas…
Se mute
En joies.
Au fond, je vais aux vents mouvants…
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Photo : Sophie Esno-Lelez
How deep is our sky ! How red is your blue !
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Il est de ces bleus qui font rougir l’azur. Et d’autres qui ne sont qu’une ombre de l’autre côté du ciel.

Photo : Sophie Esno-Lelez
L’ailleurs est au pied du ciel.. Exactement.
La masse des nues s’affaisse entre les fesses de l’azur …
Alors que la chair de l’air se ramasse entre 4 cieux. .
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Photo : Sophie Esno-Lelez
Le ciel appuie sur une dune afro qui s’albuminise, et souligne ce que le flash comprend de nuit.
Mais le jour est perdu… C’est couru d’avance… Et le crépuscule se crêpe le lumignon !
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Photo : Sophie Esno-Lelez
Sur la terre meuble… Se sentir seul … Comme un cil sous un faux ciel.. Se rouler dans la frange … La matière se tartine comme un lézard à marée basse dans la gadoue. Gazou… Gazou… .
Poids des remords, accablé de regrets… Je pèse le pour et le contre. Je renaîtrai de mes cendres.
Plus tard…
J’aurai rêvé cette photo, en beaucoup plus sombre ; il y a quelques jours.
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Photo : Zoé
Nuage d’avril
Aimer … c’est voler. Envoler. Sans aile. S’envoler de son île. Et si elle … Et si …
L’indifférence de ces nuages me libèrent d’un amour de matières. La violence de la douceur tempère les désirs qui s’effacent avec le flegme d’un troupeau de baleines naines.
Le bleu .. C’est quoi ? C’est une ombre qui se réveille ? Un arbre de Noêl qui apprivoise l’essieu de l’effroi ? Le vertige de la nuit qui se creuse ? Du rouge qui se dérobe en se rongeant le frein ?
La terre entière retient son souffle quand ces cieux là lui sourient.
Merci à Sophie et à Zoé pour leurs vistas.
C’est la rentrée ! PONS est de sortie…
Voici son 1er album solo intitulé HOMME ET ÂME, disponible sur Itunes, Amazon, etc.
Pour télécharger les 6 titres :
DJAMI LE HARKI: « Allez sifflez Djami le Harki, il ne vous répondra pas. Pas plus l’arabe alcoolo que le soldat qui a risqué sa peau… Pas plus le papa gâteau que ce gars là, qui en a vu de trop« …
Ne dit on pas que quand on la tait .. .L’histoire a tendance a se répéter ?
LA VIE D’AIMANCE : Une ballade sur la face cachée des garrigues sauvages.. Hard living lovance in the scrublands.
« Et sous la canicule … « tu suces ou on s’encule ? » .. On peut tout oublier, sauf ses rêves d’enfant… Evidemment. Evidemment… A vie amant. »
AU PIED DU MUR : Au pied du mur une chose est sûre : quand il n’y a plus de mot… Les maux parlent.
MEDITERRANEES… : « Méditer, méditer, Méditerranées.. A présent…
Sommes nous hommes.. sommes nous femmes ou termites infâmes ? »
Si nous ne trouvons pas autre chose que la violence pour régler nos différends, resterons nous humains ?
LES MOTS QU’ON DIT : Les mots qu’on dit.. Jamais ne nous oublie. Jamais. Jamais.
LA CHANSON DU PARIA : J’ai passé ma vie en quarantaine j’étais un quasi paria.
Mais passé la quarantaine, j’ai souri a la vie .. Et la vie m’a souri.
Entretiens avec Gaëlle Mathias :
Plus de détails sur cette aventure sur www.jeanmariepons.fr
Faites tourner les amis ! Faites tourner…
Ponsky vous salue.
Ecoutable sur Deezer :
Faites tourner les amis ! Faites tourner…
Ponsky vous salue.
C’est comme si j’avais vu cette dalle de pierre, à travers le verre ocre d’un songe d’une nuit d’été.
C’est comme si j’avais vu cette couleur, ce bleu roi pétard de ce mur en torchis ci.
A cet endroit là. D’ailleurs.

Vous avez dit Bluezar ?
Photos : Gaëlle Mathias
J’ai rêvé de cette image. Le mardi 13 juillet exactement. C’était une semaine avant que tu ne partes en Afrique ! Je sais… ça peut paraître dingue… Moi le premier ça me fait tout bizarre ! Je ne sais quoi en penser.
Et pourtant… Cette sensation… Comme si le lézard m’avait prêté sa peaupierre. Un temps à travers le regard d’un lézard de rêve paupière. Au pied du mur.
Tu étais là. Autour de toi, des gens s’activaient. Bien. Des joies nues et justes, des moments d’un quotidien à la fois simple et extraordinaire.
Oui, j’ai rêvé de cette photo. Dès que je l’ai vue, je l’ai reconnu.
Tes yeux l’ont vu, je l’ai rêvé.
C’est comme si j’avais entendu un cliquetis ténu au plus clair de la nuit.
Et survécu.
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I dreamt about this mood. Up againts the wall.
I weathered it in my soul. Or may be, just … I don’t know what to think of this !
It’s a strange sensation.
It’s like if I had seen this dusty rock through the ochrey glass of a summer night fantasy.
It’s like if I had seen this kind of blue. This bright muddy blue …
Here in this place, at this moment there.

The Twillight zone
Photos : Gaëlle Mathias
Your eyes have seen it, for real… Your hand and body could taste it.
I’ve got the feeling to have weathered this scene in a soft tiny summer dream.



Tinariwen, sous le grand charme du château d’eau, hier soir à Sète : fin d’une longue nuit de l’âme… dans le creux de la vague.
Une musique qui entrouvre des portes, sur la pointe des pieds et fait sourire les étoiles entre les branches des arbres. Une musique qui éclaire l’aura de l’azur d’une nuit aussi bleue que possible. Aussi noble que sable. Humble, et fière. La messe est dite. Il peut pleuvoir.

Photos Zoé
Grattes, griffures de guitares frisées founky, crépues. Boucles cliquées de basse arabedub… Rythmes impairs et avant toute chose, de l’âme, de l’âme, de l’âme… Avec le coeur qui va avec.

Photos Zoé
Touaregs
Tout est reg
Tout est leg
Tout a l’air
Poussière
Derrière
La chair
Noire
Des nuages de sable.
All is rocks
All is legs
At a low ebb
All we need is sweetness
behind the shady face of things.
The summer rain can fall now.
Ecouter Djami le Harki
Lire les paroles.

Je suis un homme de 47 ans. Je vis à Sète. J’ai fait une chanson sur un thème qui me touche, qui m’est cher. Une chanson sur un harki.
47 ans. J’ai donc été conçu à la fin de la guerre d’Algérie* … De parents d’origine française et italienne.
Même si mon père ne l’a pas faite cette guerre là, même s’il n’est pas allé « là-bas »… Je suis arrivé pile poil, j’ai baigné dans ce jus là.
En 1963, Johnny Hallyday chantait : « Pour moi la vie va commencer ». Oui, pour moi aussi elle a commencé !
Ok… Le passé c’est le passé. On ne le rattrape pas… Chacun ses parcours, ses travers, ses torts et ses remords. Oui je sais .. : « Le passé … Il est mort le passé ! »
Il y a des moments, où les mots ne pourraient que mentir. Il y a des moments où les actes, seuls, ont droit de citer.
Mais le passé ? Non, il n’est pas mort le passé ? Il court, il court le passé… Il nous court toujours après. Et quand on veut le taire, l’enterrer, le passer sous silence, hop, il nous dépasse et nous grimpe le dos : il nous remet le mors aux dents, où qu’on se terre. Toujours.
J’ai fait une chanson sur un thème qui me touche, qui m’est cher. Un chanson en forme de question… Comme un point sous un iff.
Harki … La faute ?
Ok, ce n’est pas en 2 coups de cuillères à mot qu’on va refaire le monde. S’il suffisait d’une chanson, pour que le monde tourne rond…
Les choses, il ne suffit pas de les dire ; mais il ne suffit pas, de les taire non plus.
La « communauté » harki a souffert de la lâcheté du peuple français, de sa barbarie comme de celle du peuple algérien.
Le reconnaître, le nommer en tout bien tout honneur, n’est il pas la moindre des choses ?
Français ! Algériens ! Amis, ennemis du monde entier !
Un peuple altier qui reconnaît ses torts, et ses travers, fait preuve de grandeur.
Qui reconnaît ses fautes avec dignité montre à l’Humanité qu’il n’a plus peur. A l’unanimité, il ose !
Ne pourrait on ouvrir, les yeux… S’asseoir… Ne plus se taire, ne plus se terrer… Et voir que faire. Que faire pour le futur de notre terre.
* cette guerre s’achève sur la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962
Pour télécharger le titre sur Itunes :
Il faut que je vous dise quelque chose. Quelque chose à propos de Vinicius de Moraes, cet homme de langue portugaise, poète, diplomate, amoureux de la vie avant toute chose.
Il faut que je vous dise à quel point, quand je l’entends chanter ce brésilien, même si je ne parle pas sa langue, je me sens réuni ; je me sens chez moi, parmi les miens. Pourquoi ?
Quand on entend quelqu’un qui parle vrai, dans la sincérité de son âme d’homme, ne se sent-on pas en compagnie de quelqu’un qui compte ?
Quand on reçoit des paroles qui font aimer l’amour et la vie, n’a t-on pas la sensation, même fugace, de ne pas être venu « ici » pour rien ?
Avant toute chose, je remercie Fonfon L., Henri et Cathy C. de m’avoir initié à cet artiste… dont ils ramenèrent une cassette dans leur valise, il y a de nombreuses années, après leur périple picaresque à travers l’Amérique du sud… C’était dans les années 80.
Je pense à toi Cathy ! Je te vois traverser le désert du Chaco (Paraguay) avec 36 bières pour seules provisions ; arpenter, seule, les favelas de Rio de Janeiro… Y rencontrer des gens qui n’ont rien, mais qui donnent tout… Je t’entends tenir tête aux guérilleros de la pampa, à perte de vue… Quand c’est le moment c’est facile, hein ? Porte toi bien, amie du Ciel. ; – )
Je veux parler d’une chanson de Vinicius de Moraes en particulier : il s’agit de La Tonga da Mironda da kabulete. Il y a une ambiance, dans ce morceau, une joie partagée, une ode amusée à l’amour, que je trouve renversantes ! D’après ce que j’ai pu comprendre, il s’agit d’une version fun et macumba de « Mignonne allons voir si la rose« , le poème de Ronsard.
« Je viens de la bas en bas… Des 36ème dessous… Je suis qui je suis. …
Toi qui entends et ne parles pas, toi qui regardes et ne vois pas,
Je vais te raconter un mensonge … A tonga da mironda do kabulete
Toi qui lis mais ne sais pas, toi qui pries mais ne crois pas,
Toi qui fumes sans avaler la fumée, toi qui ne payes pas pour voir,
Je vais te jeter un sort … A tonga da mironda do kabulete »
Franchement… Je vais te raconter un mensonge : je suis un menteur qui dit la vérité…
Voici un pot-pourri des succès de Vinicius, interprété par le poète lui-même, et Toquihno (guitare). Je trouve particulièrement savoureuses ces phrases adressées au public :
« Merci de me faire me sentir ici chez moi »… « Car la vie, c’est l’art de la rencontre ! »
Vinicius et toquihno (Raï – fin des années 70)
Pra tonga da mironga do kabuletê (en angolais dans le texte : )
Enfin, voici le témoignage de Toquinho à propos de cette chanson, avec des images de Vinicius et Toquinho en train de chanter les pieds dans l’eau, sur une plage !!! Inestimable.
Car la vie, c’est l’art de la rencontre !
Décidément, résolument… Oui.
… ça y va ! ça y va !!! ça y va comme ça.